Rebecca naît à Perpignan en 1999. Elle commence la danse à l’âge de cinq ans. Fille de fonctionnaire, elle déménage souvent et s’exerce auprès de plusieurs professeur.es dans différents régions de France. A 17 ans, elle fait étape à Nantes, où elle rencontre le pédagogue Nicolas Irurzun, qui marquera son entrée dans la danse contemporaine. Après une Licence Arts en parallèle d’un parcours CPES jazz au conservatoire de Brest, Rebecca se dirige à Toulouse. Elle y obtient un master en Arts du spectacle, option Études de genre, et son EAT jazz. En dernière année de master, elle se questionne sur l’émancipation dans et par la danse, en prenant le prisme du heels, danse sur talons aiguilles des années 2010-2020. Qu’est-ce que le genre produit dans la danse ? Comment par la danse, les minorités de genre peuvent-elles s’émanciper ? A travers toutes ces questions, elle interroge surtout son rapport à l’image dans la danse. Pourquoi certaines pratiques chorégraphiques ramènent-elles “la danse” à une réflexion sur l’image de soi et de son corps ? Et surtout que la société de l’image fait-elle à la danse ? En janvier 2024, elle est invitée par l’Université Toulouse Jean Jaurès à chorégraphier les parties musicales de la pièce de théâtre : Arcabas – Bernanos, représentée au sein du
Couvent des Jacobins.

Lors de ce projet, elle rencontre des étudiantes de l’Université désireuses de collaborer dans d’autres projets chorégraphiques. Ainsi, en mai 2024, elle présente une première étape de travail de Trombidion.nes, pièce
pour cinq interprètes, qui explore l’impact de l’imprévu dans le collectif. Comment les êtres humains d’un même groupe réagissent-ils face à l’inattendu ? En décembre 2024, elle présente au CIAM – La Fabrique, la poursuite de ce travail ; ainsi que l’aboutissement de ses recherches théoriques sur la construction du genre : la performance, Et tes seins ont touché les miens.